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alcool et santé physique 11/12/2001 Les effets favorables de l’alcool subissent des influences génétiques
La consommation responsable d’alcool est favorable pour la santé. A quel point ? Cela dépend de votre constitution génétique, déclarent des chercheurs de Boston. Si vous disposez de la forme adéquate d’alcool déhydrogénase, l’enzyme qui dégrade l’alcool dans votre corps, vous serez mieux protégé contre un infarctus du myocarde. La rapidité avec laquelle le corps métabolise l’éthanol (l’alcool contenu dans la bière, le vin et les boissons spiritueuses) subit des influences génétiques, estiment Lisa Hines et ses collègues de la Harvard School of Public Health. Ils ont constaté que les gens dont le corps ne dégrade que lentement l’éthanol à cause d’une certaine prédisposition génétique, profitent le plus des aspects positifs d’une consommation responsable d’alcool, en comparaison avec les personnes qui digèrent rapidement l’alcool. Hommes et femmes L’enzyme alcool déhydrogénase 3, qui est responsable pour le métabolisme ou la dégradation de l’alcool existe sous deux formes : une des deux formes dégrade rapidement l’éthanol, l’autre ne le dégrade que nettement plus lentement. Hines a examiné 396 personnes ayant souffert d’un infarctus du myocarde bénin et elle a vérifié la forme d’enzyme alcool déhydrogénase qu’elles avaient dans leur corps. Elle a ensuite comparé ces données avec l’enzyme alcool déhydrogénase de 770 volontaires en bonne santé. Elle a alors évalué la consommation d’alcool des deux groupes. Sa conclusion est que les hommes présentant la forme lente de l’enzyme et qui boivent modérément, sont les mieux protégés contre l’infarctus du myocarde. Les risques qu’ils courent de subir un infarctus du myocarde sont inférieurs de 86% en comparaison aux hommes qui ont hérité de la forme rapide de l’enzyme et qui consomment moins d’un verre par semaine. Une étude analogue sur les femmes confirme que cette influence génétique s’applique également aux femmes. Source: New Scientist 14 October 2000 | ![]() |
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